écrits

Lundi 17 avril 2006

Les histoires d’amours finissent souvent mal… Mais ça, c’est sûrement parce qu’on en attend beaucoup trop ! C’est pour ça que nous allons vous en raconter une qui finit bien :

 

« La nuit tombe, et je suis toujours là, à attendre ! Mais à attendre quoi ? Je ne le sais même pas. Tout ce que je sais, c’est que j’attends ici, dans ce bar pourrit, et ça depuis des heures ! Soudain, je le vois, c’est lui ! Incroyable, j’ai rêvé de lui cette nuit sans même le connaître. Et maintenant il est devant moi et me demande de s’asseoir à ma table. Bien sûr que oui ! Mais quand son portable sonne et qu’il lance un allô chérie, je m’effondre. Du coup, il raccroche pour se rapprocher de moi. Il met son bras autour de mes épaules et me demande ce qui m’arrive. Sous le coup d’une tristesse aveuglante, je lui déballe tout. Il m’écoute, sans un mot. Et, quand j’ai fini de parler, il prend ma main et déclare que lui aussi a fait ce rêve, qu’il m’y a vu et s’est réjoui de me revoir aujourd’hui. Il m’assure alors que celle qu’il appelait sa chérie il y a quelques secondes n’est pas celle qu’il lui faut (sans quoi il n’aurait jamais raccroché !), que celle qui lui faut, c’est moi. Il me parle d’âme sœur… J’y crois… Nous nous rapprochons… Nous nous embrassons… C’est le début d’une histoire vraie d’amour et d’amour ! A l’horizon, je vois cet Amour se profiler jusqu’à l’infini. »

 

Voilà !! Mais faut pas rêver, ce genre de truc n’existe pas dans la vraie vie réelle !!! Non, ça existe juste dans les rêves de certains, dans les cauchemars de certains autres et… sur notre blog !!! Nous voulions juste écrire une nouvelle un peu gaie, avant de commencer ce qui nous ressemble vraiment : l’horreur limite gore dans le fantastique. Mais ça, c’est pour une prochaine fois…

Par Steffi
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 18 avril 2006

Le meurtre engendre le suicide

 

 

 

Tout est blanc autour de moi. Tout ? Vraiment tout ? Non… Quelques tâches rouges parcourent le manteau de neige, quelques tâches de sang… Ce n’est pas le mien, non, mais c’est moi qui l’ai fait verser. Je n’en pouvais plus de leurs regards, de leurs innombrables questions, d’eux ! J’avais réussi à me contenir pendant un temps, mais ce temps s’était écoulé et je les avais tués, tous ceux-là…  Ceux-là même qui me dérangeaient avec leur amour étouffant, avec leur envie de m’aider… Comme s’ils avaient pu ! Personne ne pouvait rien ! Personne. Et maintenant, c’était mon tour, j’allais mettre un terme à cette vie dont je ne voulais plus depuis bien trop longtemps. Alors j’ai repris le couteau resté par terre et je l’ai planté dans mon abdomen. J’ai titubé, puis je suis tombée à la renverse. Enfin ! La mort allait venir me chercher ! Mais il fallait attendre un peu… Car je n’étais pas capable de m’infliger un autre coup. Non pas que je n’en avais pas envie, mais je n’en avais plus la force. Je n’avais plus de force, et pourtant je vivais encore. Et, durant ces quelques minutes de sursis dont je ne voulais pas, j’ai revu toute ma tuerie…

            Le facteur arrive, je le vois. Vite, il faut que j’aille voir au courrier s’il y a quelque chose pour moi. Mais il n’y a rien, juste des pubs. Le facteur veut faire un brin de causette, son boulot l’emmerde un peu, ce que je comprends tout à fait. Alors nous parlons un peu… Soudain, une image traverse mon esprit. Une image dans laquelle je me vois plonger sur lui et l’étrangler avec sa ceinture, le pauvre n’a pas le temps de réagir… Lorsque je reprends mes esprits, je me rends compte que ce n’était pas un rêve car le facteur est dans sa voiture, le cou emprisonné par la ceinture. Je viens de le tuer comme ça. Derrière, ma mère me regarde, effarée. Elle tient un téléphone à la main, je sais qu’elle est sur le point d’appeler la police. Je cours vers elle, la suppliant de ne pas le faire. Mais elle me dit que c’est trop tard, qu’ils arriveront bientôt. Prise de colère, je me saisis du téléphone et lui balance à la gueule. Le coup est à la fois si puissant et si inattendu qu’elle s’effondre sur le carrelage de la terrasse. Elle est sonnée, mais loin d’être morte. Pourtant elle doit mourir. Je vais dans la cuisine et prends le premier couteau qui me vient. Puis je reviens vers elle. Elle qui me regarde, suppliante. Elle ne veut pas que je la tue… Mais il le faut, elle n’aurait jamais du appeler les flics… Du coup, je lui tranche la gorge d’un geste sec et rapide. Ses yeux se vident, son corps se crispe, c’en est fini pour elle. Soudain, mon beau-père me saute dessus, il me donne des coups, il pleure… Mais je ne l’entends pas, je ne sens pas non plus ses coups sur mon dos. Je me retourne et je l’égorge comme je viens de le faire avec ma mère. Au loin, j’entends la sirène des voitures de police. Mamie vient voir ce qui se passe. Elle voit avec horreur que je viens de tuer trois personnes. Elle essaye de me raisonner, mais c’est en vain, je ne l’écoute pas, je n’ai qu’une envie : la tuer, elle aussi. Alors je lui donne un coup de couteau dans la poitrine. Elle tombe en arrière. Puis je recommence une fois, deux, trois… Je ne peux plus m’arrêter. Les flics arrivent, je les vois. Je me mets donc à courir vers les bois, je veux mourir, mais pour ça, je n’ai pas besoin de leur aide, non. La suite, on la connaît…  

            Enfin, je sens la vie me quitter, c’est la fin, je meurs…

Par Steffi
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus