Dimanche 22 juin 2008
Le texte d'aujourd'hui est le reflet de notre état d'esprit actuel. Non pas que nous cherchions cette fin... Nous sommes plutôt à la recherche d'une paix intérieure, d'oublis...


Soudain, il prit ma main

 

Soudain, il prit ma main. Nous étions là, devant cette étendue d’eau, et il me tenait la main. J’avais toujours rêvé de ces moments privilégiés avec lui. Enfin, cela nous arrivait. Je n’avais qu’une envie : plonger dans cet océan, nager comme un dauphin, comme une sirène. Je ne voulais plus entendre les gens. Je ne voulais plus écouter leurs rumeurs. La seule rumeur que je voulais maintenant entendre était celle du remous des vagues. Je voulais voir l’écume se former près des rochers. Je voulais vivre une vraie tempête.

C’est dans ma tête que la tempête faisait rage. Je le sentais là, à côté de moi, hypnotisé. Je ne savais plus quoi faire. M’en tenir au plan ? Reculer ? Avancer ? Sauter ? Tout se bousculait. J’avais tant de questions et si peu de réponses. Pourquoi m’était-ce arrivé ? A moi ? A lui ? Lui qui avait été si gentil. Lui qui m’avait tant donné… Lui qui m’avait, par la suite, tout repris.

Je m’avançai et il me suivit. L’eau clapotait contre nos mollets. Nous avancions dans cette eau froide. Ce froid que je sentais à peine. Mon cœur glacé m’empêchait tout autre sentiment que celui de la haine, de la colère. Peu à peu, l’eau recouvrit mes jambes, mon ventre. C’était comme si l’eau avançait, et non moi. Quant à lui, il était toujours à mes côtés. L’hypnose l’y contraignait.

Bientôt, l’eau m’arriva jusqu’à la poitrine, puis jusqu’au cou. Enfin, elle me submergea entièrement. Je marchais sous l’eau, sans tenir compte de mon corps, qui lui, voulait flotter. La légèreté de l’amour m’avait quitté pour laisser place au poids de haine.

Peu à peu, mon souffle ne suffit plus. Mais je n’avais nulle envie de remonter à la surface pour reprendre de l’air. Je n’avais nulle envie de survivre. Je voulais mourir ici, comme ça, avec lui. Je voulais tout oublier.

 

Un promeneur nous retrouva sur la plage. L’écume se formait près de nos corps, comme elle se forme près des rochers. Nous étions là, main dans la main, pour l’éternité.

Par Lhouria - Publié dans : écrits - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Commentaires

et quand tu aura touchè le fond n oubli pas dans remonter toute les richesses de toi meme que tu y aura trouvè .jolie Phanette . Tu es un tresor qui s ignore
Commentaire n°1 posté par doud le 23/06/2008 à 23h54
je confirme
Commentaire n°2 posté par doud le 02/11/2008 à 23h37

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