Samedi 25 août 2007

Un évenement récent nous a donné envie d'écrire quelques lignes. Le résultat n'est pas tout à fait ce à quoi nous nous attendions, mais tant pis, nous le mettons quand même en ligne ici...

 

Entre rêve et réalité  

 

Le réveille sonne, mais je ne l’entends qu’à moitié. D’ailleurs, je préfère me rendormir. Et quand j’ouvre les yeux pour la deuxième fois aujourd’hui, il est presque midi. Il faut que je me lève. Mais un mal de ventre me retient. J’ai envie de vomir. Le mal pars du bas-ventre et remonte jusqu’au sternum. Qu’est-ce que c’est ? Je suffoque. L’air me manque et le repas de la veille remonte dans ma gorge. Je m’assois sur le lit, peut-être que ça ira mieux comme ça. Non, c’est pareil, voire pire. Du coup je me recouche. Je n’ai pas sommeil. Mes yeux ne se ferment plus et je n’ai que ma douleur en tête. Une douleur qui peu à peu s’étale dans tout mon corps. J’ai mal au dos, aux jambes, aux pieds, à la tête… Qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que j’ai ? Puis soudain il fait noir, comme si quelqu’un avait éteint la lumière. J’ai dû me rendormir…

Je rêve. Non, ce sont plutôt des cauchemars. Je tues, je prends des coups. Je répands la terreur. Là il y a un homme qui débroussaille l’herbe devant chez lui. Je m’approche, lui arrache son outil et lui plante dans le torse. Il agonise à peine avant que ses yeux se troublent à jamais. Ici, une vieille explique à sa petite fille qu’il ne faut pas courir après les chats. J’attrape un chat et l’égorge devant ces deux connes. Puis je prends une branche et tabasse la vieille. La gamine me regarde, effrayée. Elle, je veux qu’elle vive. Je veux qu’elle souffre en restant vivante. Mais je ne peux m’empêcher de lui assener un coup sur le flanc.

Enfin je me réveille. Enfin je crois… Je ne suis plus dans mon lit. Je suis couchée au milieu d’un champ fraîchement moissonné. Les petits bouts de tiges me meurtrissent le dos. Je me lève avec peine et me rends compte que je suis nue. Au loin, je vois arriver des gens. Des paysans. Ils hurlent. Ce sont eux qui m’ont réveillé. Ils courent vers moi armés de fourches. Ce n’était pas un rêve… Mon corps se transforme et je ne suis plus moi-même. Ma nouvelle forme effraie les paysans qui font marche arrière. Maintenant c’est moi qui les poursuis. Je les rattrape. Je les massacre avec leurs propres armes. Puis je grandis, encore et encore. Je dois tout dévaster. Le monde entier, la Terre , l’Univers. Tout… Et je retombe. Il n’y a plus rien. Je suis seule.

Par Lhouria - Publié dans : écrits
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Dimanche 29 juillet 2007

A la demande d'une lectrice, nous vous mettons cette histoire à la première personne du singulier, comme toutes les histoires à venir. Par contre, comme d'habitude : âmes sensibles, s'abstenir !

 

La goutte d'eau qui fait déborder le vase

Comme d’habitude, j’arrive au boulot avec quelques minutes d’avance. L’évier est plein, ça va encore être la galère ! D’abord, le vider pour remettre du produit et de l’eau bien chaude et propre. Ah merde, l’évier est encore bouché ! Quand Jo passe dans le coin avec une bonne pile de bols, je lui demande où est passé le déboucheur. Elle n’en sait rien, du coup elle me montre comment faire sans. Je fais sans, mais j’y arrive pas trop. Quand Odile passe à son tour, les mains pleines, elle me file un autre déboucheur : il est plus difficile à utiliser, mais il est très efficace.

La soirée passe et je fais la vaisselle. Qu’est-ce qu’il y en a ce soir ! Et, comme pour m’énerver encore plus, les élément se déchaînent contre moi : d’abord ça a été le déboucheur bien sûr, ensuite Jo qui vient me dire que je casse trop de trucs, me faisant endossé aussi des choses que je n’ai pas cassées, les clients qui restent sur la terrasse pendant des heures… sans compter la folle (une cliente) qui ramène toute seule son verre à bière et son cendrier à la plonge ! Cette fois c’en est trop. Quelques minutes plus tôt, j’avais entendu dans quelle chambre logeait cette salope. Ni une, ni deux, je m’en vais passer mes nerfs sur cette pétasse ! Je monte et me faufile dans la chambre 11 restée ouverte. La folle est dans la salle de bain. Je réfléchi à une stratégie afin de faire le moins de bruit possible, de ne pas être démasquée lorsque tout sera fini et bien sûr de la faire souffrir le plus possible ! Dans un des tiroirs de la commode, je trouve des gants en plastique (si Dieu existe, alors il est avec moi). Et sur la table de chevet, il y a des petits ciseaux (ceux qu’on prend pour se couper les ongles). Je mets les gants et j’empoigne les ciseaux. Puis je me glisse discrètement sous le lit et j’attends… Enfin, elle vient se coucher. Je sors mon bras de sous le lit et lui enfonce la pointe là où je peux. La folle se relève et je sors de ma cachette. Elle ne comprend pas. Elle ne sait même pas qui je suis. Et moi, je la regarde avec un sourire en coin. Puis je recommence à frapper par-ci, par-là sur son vieux corps.

A présent, elle est couverte de sang, mais pas encore morte. Non, ce ne sont que des petites blessures. Je décide donc de découper sa chaire. Mais comme je n’ai plus l’effet de surprise, je l’attache à son lit… son lit de mort ! Puis, à partir de chaque blessure, je découpe des formes géométriques. Je me réconcilie avec les maths… Et, enfin, lorsque je sens que sa mort est proche, je m’arrête, je m’assoie près d’elle et je la regarde. Elle ne peut pas parler car je lui ai découpé la bouche, mais ses yeux me demande « pourquoi ? ».

« Parce que tu as été la goutte d’eau qui fait déborder le vase. »

Sur ce, je la regarde mourir. Puis je m’en vais, démarrant la Twingo dans un bruit de tonnerre. J’ai emporté les gants et les ciseaux avec moi, je les brûlerai un autre jour !

Par Lhouria - Publié dans : écrits
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